![]() |
![]() |
![]() |
|
![]() |
|
L’île a été découverte par Christophe Colomb lors de son second voyage aux Antilles, alors qu'il était parti à la recherche des Cannibales, " ces monstres qui avaient un œil au milieu du front ". C’est donc le 3 novembre 1493 que le navigateur baptisa l’île Maria Galanda, du nom d’une des caravelles de sa flotte. Ce n’est que deux siècles plus tard que les premiers colons furent envoyés de France, en 1648. Ces premiers colons furent décimés par les maladies et par les attaques répétées des Caraïbes qui craignaient de perdre avec la colonisation de Marie-Galante un point de ravitaillement important. Quelques années plus tard de nouvelles familles de petits blancs, ainsi que des juifs portugais chassés du Brésil, s’installèrent sur l’île et commencèrent à développer, outre les cultures vivrières et celle du tabac, les plantations de canne à sucre. Avec la signature en 1660 d’un traité de paix avec les Caraïbes, l’île peut alors commencer un réel développement économique. Toutefois, les nombreux conflits armés avec les colons anglais et hollandais se solderont en 1816, par une invasion anglaise qui laissera l’île dévastée et les installations et habitations rasées. Peu à peu, les français vont réoccuper l’île et réimplanter la culture de la canne à sucre comme la source de revenus principale de l'île. Jusqu’en 1789, la Révolution française, la première abolition de l’esclavage en 1794 (puis son rétablissement huit ans plus tard par Napoléon), Marie Galante se tournera alternativement vers des cultures secondaires (tabac, indigo, café ou coton) ou au contraire vers la monoculture de la canne. Le XIXème siècle marque l’apogée de l’économie sucrière de l’île, qui se reconnaît aujourd’hui encore par le nombre de ses moulins à vent. Pas moins de 105 moulins en 1835 qui feront appeler Marie-Galante, " l’île aux 100 moulins ". Mais un tremblement de terre en 1843, la concurrence accrue du sucre de betterave et l’abolition définitive de l’esclavage en 1848 signifieront la fin de cette apogée sucrière. Après les deux conflits mondiaux, l’île se retrouve repliée sur elle-même, bien qu’elle ait connu une nouvelle phase de fort développement économique entre les deux guerres. Devenue un département français rattaché administrativement à la Guadeloupe en 1946, Marie-Galante veut toujours croire en l’exploitation rhumière et sucrière, bien qu’elle se prépare à vivre une nouvelle évolution, harmonieuse cette fois, : le développement du tourisme. Aujourd’hui, cette histoire indigène et coloniale riche laisse de nombreuses traces et sites intéressants : moulins, anciennes propriétés coloniales, distilleries…
|